# Semaine du 27 juillet 2026 *Ces entrées appliquent l’orthographe rectifiée. Adieu les petits accents circonflexes ! Pour recevoir gratuitement ma newsletter qui propose une édition mensuelle de ce Journal, c'est par [ici](https://enzodaumier.substack.com).* ## Mercredi 29 juillet « Toute pratique spirituelle a pour seul but d'aider celui qui la pratique à se sentir assez en sécurité pour pouvoir lâcher prise. » ([Khadro](https://beingintegrated.substack.com/p/the-point-of-all-spiritual-practice?)) --- ## Jeudi 30 juillet Peut-être le plus amusant dans les séries chinoises, c’est le moment où le personnage, sous le coup d’une émotion forte, se met à cracher du sang, comme si la blessure émotionnelle devait se traduire par une blessure physique des organes internes. Plus le coup est dur, plus le sang jaillit. C’est aussi gore qu’hilarant. Évidemment, un tel cliché n’est présent que dans les séries historiques ou de fantasy. Je n’ai pas (encore) vu de CEO cracher le sang quand le conseil d’administration le démet de ses fonctions (en général, dans ce cas, ce serait plutôt une crise cardiaque — à chaque époque, son affection). Quelle est l’origine de ce lieu commun sanguinolent ? Peut-être provient-il de la médecine chinoise traditionnelle, ou de quelques préceptes taoïstes ou bouddhistes. Quoi qu’il en soit, certaines séries chinoises sont de véritables réunions de tuberculeux contagieux. Tout ce sang, ce n’est peut-être pas le top pour les lavandières, mais, quand elles sont bien placées, les gouttes d’hémoglobine donnent aux lèvres un joli gloss vermeil. --- ## Vendredi 31 juillet _Blossoms of Power_ (百花杀, 2026) fait un usage très raisonnable des crachats de sang : vers la fin (attention, _spoiler_), quand la grand-mère apprend la véritable identité de son petit-fils, le choc est tellement grand qu’elle redécore ses habits et les environs. J’exagère un peu, mais la scène m’a bien fait rire (je ne crois pas que c’était l’effet désiré, mais tant pis). D’ailleurs, je recommande chaudement cette série. Une fois n’est pas coutume, les personnages masculins font tous preuve d’une fidélité impressionnante. Ils aiment fort, ils aiment jusqu’au bout (et parfois au-delà de la mort)… mais dans un univers où les puissants épousent moult concubines, tant d’amour, tant de constance, ça fait plaisir à voir. Au final, par contraste, c’est l’héroïne calculatrice, Shen Xi He, qui semble souvent froide, voire cruelle. Son personnage s’éloigne des clichés du genre pour, peut-être, tomber dans un autre cliché : celui de la femme forte et indépendante incapable d’aimer. --- [[Semaine du 2026-07-20|Semaine précédente]] - [[Semaine du 2026-08-03|Semaine suivante]]