# Semaine du 14 septembre 2026
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## Lundi 14 septembre
J’aime les histoires de vengeance sur le petit écran. Quand elles sont bien faites, elles sont tout particulièrement jouissives et cathartiques (surtout quand on a, comme moi, accumulé beaucoup de frustrations ces derniers mois).
Il est tout à fait possible de mêler romance et vengeance — elles ne sont pas mutuellement exclusives, bien au contraire.
_Payback_ (เพย์แบค เดอะซีรีส์, 2026) est l’une de ces séries justement. Elle raconte la vengeance de Sun, qui décide de pénétrer le milieu de l’_entertainment_ thaï pour se venger d’un ex, indirectement responsable de la mort de son frère et de sa mère. Il reçoit le soutien de Jay, son « _backer_ », lui aussi déterminé à venger sa mère. Nous sommes dans un BL : les deux finiront par tomber amoureux. Il y a de l’action, de la violence, de la prostitution… Le glamour peine à cacher les deals sordides et l’exploitation sexuelle des beaux minois. _Payback_ n’est pas sans défauts (je n’ai pas été convaincu par le jeu, ou le non-jeu, de Min Thanakorn Wichanukhor), mais j’ai dévoré les dix épisodes. Les personnages secondaires (Sky et Kajorn) ont certainement contribué à mon plaisir.
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## Mardi 15 septembre
_Be My Player Two_ (ซอโซ่ล่ามธีร์, 2026) est le nouveau BL de Maxky et Bas, qui nous avaient régalé dans _Fourever You_ (2024-2025). Le milieu du esport ne m’intéresse absolument pas, je ne suis pas un _gamer_, mais j’ai été impressionné par les talents comiques de Maxky. Une véritable révélation.
Les BLs aiment montrer des _tops_ impassibles et émotionnellement fermés, ce qui met rarement en valeur leurs talents d’acteurs (quand ils en ont, _obviously_).
Ici, Maxky est bruyant, exubérant, expressif — à des années-lumière de son rôle précédent (le beau ténébreux Johan). Bas, quant à lui, sait jouer de ses expressions _kawaï/narak_. Le duo fonctionne très bien ; on en redemande.
_Be My Player Two_ est parfait pour contrer la morosité automnale et le contexte international déprimant. Pendant dix épisodes, on oublie volontiers la crise énergétique qui s’apprête à nous annihiler d’ici la fin de l’année.
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## Mercredi 16 septembre
J’enchaine les séries pour oublier ma recherche d’emploi en rien prometteuse, l’état de notre monde délirant et la folie létale des septuagénaires et des octogénaires qui nous gouvernent (Trump, Poutine, Netanyahou _et alii_).
_Love Destiny_ (บุพเพสันนิวาส, 2026) est le remake gay de la série éponyme de 2018, qui avait eu un succès monstre en Thaïlande. C’est plaisant à regarder, même si ça ne casse pas trois pattes à un canard. Peut-être ce qui m’a le plus intéressé, ce sont les références historiques au règne de Narai (1632-1688). J’ai ainsi découvert l’existence d’une figure historique improbable : Constantin Phaulkon (1647-1688), un aventurier grec qui est devenu le conseiller du roi de Siam (et qui a été trahi par les Français, parce que pourquoi pas…).
Le dernier épisode de la série est très décevant et résout assez mal l’intrigue du voyage dans le temps, sans parler des évènements historiques qu’il faut connaitre au risque de rester sur sa faim.
J’ai été heureux de retrouver Leng, que j’avais découvert dans _Kidnap_, cette fois-ci avec un nouveau partenaire d’écran (August). Vivement sa prochaine série !
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## Jeudi 17 septembre
Coup de cœur pour cette série chinoise, disponible sur Netflix : _The Early Spring_ (早春晴朗, 2026), avec Jing Bo Ran et Sun Qian dans les rôles-titres. Trop souvent, les romances se plient artificiellement au schéma attendu du genre : boy meets girl, coup de foudre, c’est compliqué, ils se séparent, mais reviennent ensemble à la fin.
Ici, les amours tumultueuses de Luan Nian et de Shang Zhi Tao obéissent aux mêmes règles, mais rien ne semble forcé : le caractère des personnages et leur situation professionnelle justifient pleinement les tensions, les tentatives ratées de séparation et la rupture tonitruante dans la seconde partie de l’histoire. C’est intense, comme on aime ; c’est humain aussi car les deux protagonistes ne sont pas sans défauts, l’un est facilement condescendant, l’autre garde tout pour elle et peine à faire confiance à son amant. Leur dynamique est bancale, mais l’intensité de leur amour et la douleur occasionnée quand cet amour disparait subitement vont les forcer à évoluer. Luan Nian, rompant avec l’exemple paternel, va apprendre l’humilité et la parole douce ; Tao va prendre confiance en elle.
J’ai passé un excellent moment et, une fois n’est pas coutume avec les séries chinoises, j’aurais aimé que la série dure plus longtemps !
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